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Lectures : Avant le vote de confiance au nouveau gouvernement


NDR: Nous reprenons avec vous et pour vous, après autorisation de leurs auteurs ou éditeurs, des articles, des chroniques ou des textes qui nous semblent  à même de susciter votre intérêt. C’est notre rubrique « Lectures ».

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L’annonce, samedi 20 août 2016, de l’équipe proposée par Youssef Chahed pour le gouvernement dit « d’union nationale » n’a pas manqué, comme attendu, de provoquer critiques et dénigrements chez certaines personnes et formations politiques, même si du côté du commun des gens, il y a comme un soulagement et comme une impatience à voir se dissiper rapidement l’ambiance de tractations politiques qui tournent de plus en plus au byzantinisme et qui risquent de compromettre l’avenir.

De toute façon, il aurait choisi des anges attestés qu’on aurait trouvé quelque chose à lui reprocher ; c’est du caractère même des débats et des combats politiques aujourd’hui, dans notre pays. « Vous voulez un gouvernement d’union nationale, dirait-il, ou au moins quelque chose de ressemblant qui, au nom de la démocratie de regroupement de partis, doit en satisfaire le plus possible ? Eh bien, c’est ce que j’ai fait, en veillant cependant à garantir une ossature technique pouvant assurer l’essentiel de l’action attendue ! »

De fait, aussi objectivement que l’on puisse évaluer cette équipe et en dehors du nombre de ses membres jugé inapproprié pour l’étape et la conjoncture, il faut reconnaître que certaines nominations auraient de quoi étonner ; mais cela tournerait autour de cinq ou six noms dont le cas de Abid Briki et Mehdi Ben Gharbia semblent le plus inquiétant. A ce propos, il conviendrait de rappeler que derrière chacun de ces deux noms, il y a une légitimité démocratique représentée dans un cas par l’UGTT et dans l’autre par l’ARP. Il y aurait donc un risque à les nommer qu’il reviendrait au nouveau président du gouvernement d’assumer, pour le meilleur et pour le pire.

Le second cas serait de Majdouline Cherni et ses secrétaires d’Etat, jugés trop jeunes ou inadéquats pour les dossiers qui leur sont attribués. Là, il convient de s’entendre si oui ou non nous optons pour l’orientation politique consistant à faire de la ségrégation positive pour les femmes et les jeunes. Que ceux-ci ne soient pas assez expérimentés pour leurs postes respectifs, il ne serait jamais trop tard pour apprendre et pour ce faire, il faudra que le président du gouvernement impose le principe de complémentarité et de solidarité gouvernementale. Au besoin, tout ministre qui ne se conformerait pas à cette stratégie serait remplacé sans hésitation ni complaisance.

Même la nomination d’un juriste attitré et premier responsable de parti, en l’occurrence Samir Bettaïeb – une nomination dont s’étonnent quelques-uns –  peut s’avérer judicieuse sur le terrain au vu des abus et dépassements que connaît ce secteur en attente d’un bon nettoyage juridique pour une nouvelle culture en bonne terre. Quant aux dossiers techniques, ils seront suivis par ses collaborateurs spécialistes, sous son contrôle éveillé pour protéger le secteur contre une forme appropriée de corruption pernicieuse et gravement nuisible.

Pour les autres membres du nouveau gouvernement, au-delà de la position de Hamma Hammami qui semble avoir des difficultés à sortir des canons classiques et anachroniques de son idéologie, toutes les autres formations politiques, aussi critiques qu’elles paraîtraient (je pense à l’UPL et à Afek où des divergences internes apparaissent), seraient capables de soutenir, partiellement ou totalement, le gouvernement pour le voir d’abord à l’œuvre avant de l’évaluer le plus strictement possible.

On attendrait du président du gouvernement de réarranger son équipe avant le vote de confiance, avec le risque d’infraction à la constitution. L’opération serait peu commode des points de vue technique et éthique. Youssef Chahed ne pourrait alors que promettre, à ses interlocuteurs réclamant cette révision, l’intervention immédiate pour redistribuer les responsabilités et au besoin corriger les défaillances constatées à la pratique.

Car, tel que signalé ci-dessus, la majorité parlementaire n’aurait aucune envie de voir le gouvernement rater ce vote de confiance, avec les répercussions fâcheuses que cela amènerait. Youssef Chahed aura donc cette confiance avec, sur la tête, l’épée de Damoclès de son engagement politique et moral à faire ce qu’il faut quand il faut.

Mansour M’henni (in tunivisions.net)

 


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