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La Tunisie, il faut toujours y croire, en elle il y a du sang et de l’âme du Phénix


Mansour Mhenni.

Le week-end de fin de mars 2015 aura été un moment important de l’Histoire de la Tunisie et peut-être de toute la région méditerranéenne. Trois indices sont à prendre en considération, non seulement chacun dans sa valeur spécifique, mais aussi et surtout dans la valeur suprême qu’ils revêtent dans leur convergence et leur complémentarité.

Rappelons-les dans l’ordre :

Vendredi 27 mars, la voix des terroristes annonce par ses moyens de communications que ses forces armées allaient « reconquérir » la Tunisie, cherchant sans doute à semer la terreur auprès des citoyens pour les dissuader de participer à la marche internationale de Tunis contre le terrorisme. Or, comme on le sait, ce vendredi-là fut une journée normale et la vie pareille à elle-même dans tous les jours où les parasites ne se manifestent pas.

Samedi 28 mars, c’est plutôt l’anti-programme de vendredi qui se produit. Les forces sécuritaires du pays réussissent un acte exceptionnel en détruisant totalement, dans la région de Gafsa, un groupe terroriste considéré comme très dangereux. Totalement, y compris, Lokman Abou Sakhr, un chef de file symbole de tous les dangers.

Dimanche 29 mars enfin, la marche internationale de Tunis contre le terrorisme se déroule comme prévu et mieux encore, donnant de ce petit pays, à tous points de vue, exceptionnel l’image d’une compétence exceptionnelle à l’union malgré certaines divergences et surtout une volonté essentielle et existentielle de résistance contre le terrorisme qui ne saurait se manifester, dans le pays de Bourguiba et du Bardo, que comme une légère infection, vite rejetée par la réaction allergique que lui oppose un corps immunisé par une pensée moderniste et éclairée de longue date et de profonde rationalité.

Au-delà de l’évaluation nécessaire de la façon dont la situation a pu évoluer vers une présence aussi manifeste du terrorisme dans le pays, au-delà aussi de la détermination des responsabilités des personnes et des groupements impliqués, il importe d’avoir en perspective une réconciliation nationale sur des fondements civils et citoyens de façon à redonner à la Tunisie les conditions favorables à sa relance économique et à sa reprise d’un rythme de développement lui garantissant le principal paravent contre la violence sauvage et contre l’extrémisme.

Par ailleurs, que d’aucuns comparent cette marche de Tunis à celle de Paris, ce n’est pas de mauvais propos, indépendamment des caractéristiques spécifiques de chacun des deux événements. L’essentiel à en retenir, c’est la mobilisation des hommes pour le fonds propre de leur humanité, une vraie réserve morale où se nourrissent le sang de la vie et de l’amour, le sens de la paix et de la tolérance, bref l’essence même de l’existence dans tout ce qu’elle a de sublimement humain.

Aujourd’hui plus que jamais, de grandes leçons sont à tirer, par la Tunisie d’abord, des heurts et des bonheurs de son Histoire. Mais le monde aussi, surtout la région méditerranéenne, a intérêt à ne pas oublier d’ouvrir, chaque fois que nécessaire, le livre de ce pays où, quand tout semble virer au noir pour l’humanité, une lumière clignote pour montrer la voie vers tous les espoirs, comme c’est le cas en ce dernier week-end de mars 2015.

La Tunisie, il faut toujours y croire, en elle il y a du sang et de l’âme du Phénix.


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