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La journaliste saoudienne Nadine Al-Badeir (Rotana TV) se paye la tête de l’historien saoudien Saleh al-Saadoun


Selon Saadoun, si les femmes saoudiennes sont interdites de conduire une voiture, c’est parce que les Saoudiens veulent leur éviter de se faire violer sur la route en cas de panne, contrairement aux femmes occidentales qui se fichent d’être violées sur le bord de la route.

Écoutez à partir de la 50e minute et au-delà.
https://www.youtube.com/watch?v=P7N7LIYf41g

Nadine Al-Badeir : « Les femmes peuvent monter un chameau, alors on peut se demander ce qui les empêche de conduire une voiture ? ».

Saleh al-Saadoun : « En Arabie saoudite, nous avons des circonstances particulières. La ville d’Arar est située à 150 km d’Al-Jawf. D’Al-Jawf jusqu’à Al-Hail, il y a 400 km. Si une femme se déplace d’une ville à l’autre et que sa voiture tombe en panne, que va-t-il lui arriver ? ».

Nadine Al-Badeir : « Pourtant, en Europe et dans le monde arabe, les femmes conduisent ».

Saleh al-Saadoun : « Elles se fichent d’être violées sur le bord de la route, nous non… »

Nadine Al-Badeir : « Qui vous dit qu’elles se fichent d’être violées sur le bas côté ? ».

Saleh al-Saadoun : « Ce n’est pas un gros problème pour elles, au-delà des dommages moraux. En ce qui nous concerne, le problème est d’ordre social et religieux ».

Nadine Al-Badeir : « Qu’est-ce que le viol, si ce n’est un coup porté à la dignité de la femme ? Cela va bien plus loin que le dégât social ».

Saleh al-Saadoun : « Mais chez nous, cela affecte la famille ».

Nadine Al-Badeir : « Quoi ? La famille et la société sont plus importantes que la dignité d’une femme ? ».

Saleh al-Saadoun : « La dignité est peut-être une partie du problème, mais ce n’est pas le problème en soi. Il y a aussi un aspect religieux. Les femmes saoudiennes sont conduites en voiture par leur mari, leur fils, leur frère. Tout le monde est à leur service, elles sont comme des reines. Une reine sans chauffeur a ainsi l’honneur d’être conduite ici et là par son mari, son fils, son frère ou son neveu ! Ils sont tous prêts dès qu’elle fait un signe de la main. ».

Nadine Al-Badeir : « Vous avez peur qu’une femme se fasse violer sur le bord de la route par des patrouilleurs, mais vous n’avez pas peur qu’elle se fasse violer par son chauffeur ? ».

Saleh al-Saadoun : « Évidemment que si. Il y a une solution, mais les représentants religieux et politiques refusent de l’entendre: c’est de faire venir des conductrices étrangères pour conduire nos femmes. ».

Nadine Al-Badeir (en s’esclaffant de rire) : « Des femmes chauffeurs étrangères ? Sérieusement ? »

Habib Trabelsi

 


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