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samir becha

JOURNEE D’ETUDE: Arts, engagement et esprit de conversation


2ème JOURNEE D’ETUDE DE LA BRACHYLOGIE DES ARTS (JEBA-2)

(Tunis, 03 mai 2019, ISMT, av. de Paris)

Arts, engagement et esprit de conversation  

L’association « Questions et Concepts d’Avenir » (QCA) a institué, dès la première année de l’exercice de son objet, en 2018, un programme annuel d’une journée d’étude consacrée à l’Art, en général, dans ses manifestations plurielles, et aux différents concepts y afférents et aux questions variées s’y rapportant. QCA a d’emblée trouvé des partenaires privilégiés pour ce projet, en l’occurrence l’Institut Supérieur de Musique de Tunis, le Laboratoire de Recherche CUNTIC, l’Unité de Recherche UREB, l’association Brachylogia et la Coordination Internationale des Recherches et Etudes Brachylogiques (CIREB). La date de cette rencontre annuelle a été retenue au 03 mai pour fêter la Journée mondiale pour la liberté de la presse. Une première édition a eu lieu en 2018 avec pour intitulé « Questions et perspectives de la Musicologie » et la publication de ses Actes est en cours.

Pour la deuxième édition de cette rencontre (JEBA2), programmée au 3 mai 2019 à l’ISMTunis (Salle El-Wafi), l’intitulé retenu est:

 

« Arts, engagement et esprit de conversation »

 

Les propositions de communication (en arabe ou en français) sont à faire parvenir, par voie électronique, au plus tard le 25 avril 2019, à l’adresse suivante : samirbecha63@gmail.com

Elles devront comprendre :

  • Un titre, un résumé et quatre mots-clés dans la langue de la communication (arabe, français ou anglais)
  • Une courte biographie comprenant l’affiliation universitaire,

Les réponses seront communiquées le 28 avril 2019. Une publication des travaux de la journée est envisagée.

NB : Les doctorants sont appelés à assister à cette journée et à rédiger un rapport et ce dans le cadre de validation des crédits relatifs aux activités de formation doctorale complémentaire. Des attestations de présence seront octroyées aux participants à cette journée.

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L’art se définit d’abord comme un acte culturel, en interaction avec la nature mais non nécessairement en imitation. Il se veut acte de création à la rencontre de la subjectivité et de l’intellect de l’artiste, mais aussi acte d’interpellation d’une attention et d’une disponibilité de conversation, dans l’esprit des correspondances baudelairiennes où « les parfums, les couleurs et les sons se répondent. [Et] chantent les transports de l’esprit et des sens ».

C’est là que l’art croise l’esthétique et la poétique brachylogiques où les dynamiques centripète et centrifuge, et le va-et-vient entre le silence et la parole, le dit et le non-dit, le détail et l’ensemble, actualisent, appellent et instaurent un état d’esprit conversationnel où l’échange prend différentes formes et des voix(es) variées comme l’interdisciplinarité, l’interaction discursive et toutes les formes de l’interculturel.

L’art plastique commence par un point, la musique par deux sons, le cinéma par une séquence d’images dynamiques, la dance par un pas ou un geste, le théâtre par un corps parlant, etc. La plus petite chose est la source de toute grandeur ; elle est l’origine de toute création. N’y aurait-il pas là de quoi réviser certaines échelles de valeurs et de quoi repenser le concept même de l’engagement ?

L’engagement est venu établir un nouvel abord de la question artistique en lui imposant un rapport d’utilité directement ou indirectement politique. C’est à Sartre qu’on ramène souvent cette notion, aux années soixante du XX° siècle. On ne manque cependant pas de souligner que depuis Montaigne au moins, et surtout avec les philosophes des Lumières, le rapport à l’art n’était pas dénué de certaines formes d’engagement. On oppose alors à cette vision, celle des Romantiques, notamment avec la notion de « l’Art pour l’art » qui aurait ses racines dans la théorie du Beau chez Kant, au XVIII° s, et qui s’étendrait jusqu’à l’idée de la poésie pure chez l’abbé Bremond. La poésie pure serait-elle la musique pure ? Un discours sans la parole, cette autre façon de se dire et de dire l’être et le monde, jusqu’aux confins de l’indicible !

Au centre de cette opposition, c’est l’idée de liberté qui s’installe ; mais de quel côté se place-t-elle ? Du côté de la liberté de l’artiste, créant le beau sans nulle contrainte ou du côté de la revendication de la liberté comme un engagement pour la démocratie ? Au fait, de quelle démocratie s’agiait-il ? Et la liberté, est-elle individuelle ou collective ? Est-elle personnelle ou soci(ét)ale ? L’art lui-même, jusqu’à quel point peut-il être individuel dans une société et jusqu’à quel point l’art collectif peut-il sauvegarder la liberté individuelle ?

On voit déjà s’esquisser la nature des questions soulevées par cette problématique, surtout en relation à l’esprit de conversation et à l’idéal démocratique qui sont au centre de la pensée brachylogique et qui nous imposeraient aujourd’hui de repenser les concepts de base et les questions d’usage de l’avenir de notre vivre-ensemble./.

 


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