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Guerre des archives: Sihem Ben Sédrine persiste et signe


La présidente de l’Instance Vérité et Dignité (IVD), Sihem Ben Sedrine, dans l’œil du cyclone depuis l’«invasion» (ghazoua) ratée du palais de Carthage vendredi, a poursuivi son ergotage, affichant à l’envi la volonté de l’IVD de transférer les archives et de prendre toutes les mesures à l’encontre de ceux qui ont entravé ses activités.

 

Contre vents et marées

 

Faisant fi de la polémique suscitée par sa razzia avortée pour mettre la main, armée de six poids lourds, sur les archives nationales, Ben Sedrine multiplie les déclarations en riposte à « la campagne de désinformation et de dénigrement orchestrée par les suppôts du régime benaliste ».

 

Celle qui est présentée sur Facebook comme étant la «  figure éminente de la lutte contre la dictature et pour la défense des droits humains en Tunisie » a ainsi affirmé lundi sur les ondes de Radio Jeunes Tunisie que l’IVD allait continuer à « œuvrer de concert avec le nouveau cabinet présidentiel » après l’investiture mercredi du nouveau président Béji Caid Essebsi, pour obtenir le transfert des archives et des mesures contre les agents de la sécurité qu’elle avait traités de « putschistes ».

 

Sihem Ben Sedrine –qui semble confondre accès aux archives présidentielles avec prise en possession de ces archives– est secondée dans sa guerre par Zouheir Makhlouf, membre de l’IVD.

                                              

«Nous allons poursuivre les contacts avec la partie politique qui va quitter le palais de Carthage, et qui a consenti à nous livrer ces archives, et la nouvelle équipe qui va y entrer », a déclaré dimanche M. Makhlouf sur Mosaïque FM.

 

SBS, Dégage !

 

Mais à la veille de la passation du pouvoir, des voix s’élèvent pour demander au nouveau locataire du Palais et premier chef d’Etat arabe élu démocratiquement sur la base d’un programme civil moderniste, libéral et séculier, de « dégager » Sihem Ben Sedrine de l’IVD pour « incompétence, perte de crédibilité et banditisme caractérisé au Palais de Carthage », selon l’un des détracteurs s’exprimant sur un site réputé pour son hostilité à la présidente de l’IVD.

 

Un autre invoque « l’ensemble des forfaits d’avant, pendant et après le coup d’Etat du 14 janvier 2011 et lorsqu’elle travaillait pour certaines officines étrangères de renseignement, sous couvert de militantisme vénal et de droit-de-l’hommisme de pacotille ».

 

Un troisième — s’exprimant au lendemain du talk-show (Liman Yajro, Faqat) «Pour celui qui ose, seulement », qui s’est terminé en queue de poisson avec le forfait de « la principale invitée » — a argué de l’«agitation hystérico-verbale symptomatique d’un esprit assoiffé de revanche et avide de pouvoir », pour appeler à « la dégager ».

 

Depuis, certains de ses détracteurs la désignent par le vocable grivois et sexiste « Sadrine » (en arabe, deux paires de seins).

 

« Cette femme cherche à détourner les archives à des fins polémiques et partisanes n’ayant aucun intérêt pour la sécurité et la concorde des tunisiens. Les défis sont redoutables, les attentes sont fortes et pressantes. Si elle avait le sens de l’Etat, elle devrait démissionner. C’est le seul service qu’elle puisse encore rendre à l’institution qu’elle préside », a protesté un quatrième.

 

Le cinquième a appelé à « mettre fin au charivari politique et au brouhaha médiatique, à cette overdose de débats dénués de toute valeur, sauf celle de rendre tout un peuple névrosé à force de ne plus croire en rien ».

 

Par Habib Trabelsi


Un commentaire

  1. Moi je suis de l’avis de Mongi Rahoui qui a resume en une phrase le fond de la question:  » cette instance n’a rien de commun ni avec la verite ni avec la dignite ». De par sa constitution, la maniere dont elle a ete designee et le forcing exerce par MBJ (qui n’a rien a envier a la dictature de ZABA) pour imposer SBS comme presidente, il y a plus d’un argument en faveur de la revocation pure et simple cette dame, d’autant plus que l’IVD ne figure nullement parmi les cinq instances prevues par la constitution comme aime nous le faire croire SBS.

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