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Colloque : Migration des œuvres en Méditerranée. L’inévitable croisement de l’altérité



Les travaux du colloque international sur « La migration des œuvres en Méditerranée » se sont achevés samedi dernier après avoir retenu pendant deux jours l’intérêt et l’attention de nombreux observateurs nationaux et étrangers. Le Commissariat Régional à la Culture de Mahdia et l’Association pour la Culture et les Arts Méditerranéens peuvent se féliciter de la réussite de cette belle rencontre organisée en collaboration avec l’Institut Supérieur des Etudes Appliquées en Humanités de Mahdia et l’«Association pour l’action culturelle » de l’Institut Supérieur des Langues Appliquées de Moknine.

Ont pris part à ce colloque pluridisciplinaire plus de vingt chercheurs tunisiens pour la plupart ; les invités marocain, français et bulgare se sont excusés pour divers motifs somme toute compréhensibles dans le contexte sécuritaire actuel en Europe et dans le pourtour méditerranéen. Les communications présentées portaient sur des sujets très variés en rapport étroit avec la question de la migration des œuvres en Méditerranée, thème d’une brûlante actualité en raison des conflits et des réalités dramatiques sévissant notamment en Irak, en Syrie, au Yémen, en Libye et en Afrique subsaharienne.

Le programme des deux journées était très riche et comportait d’intéressantes interventions dont celles du Professeur Mohamed Sâad Borghol sur le voyage du sens dans la littérature universelle, excellente réflexion sur les graves entreprises de détournement, de mutilation et d’exploitation idéologique et politique dont les Contes des mille et une nuits ont fait l’objet en terre d’Islam et ailleurs. Le chercheur irakien Abdeljabbar el Mâaini a quant à lui mis l’accent sur les origines arabes et orientales d’une grande partie du patrimoine universel, en soulignant également le rôle néfaste des Orientalistes européens dans la mainmise des Occidentaux impérialistes sur les trésors archéologiques du monde arabe. L’exposé du Professeur Mohamed Naoui portait sur la contribution du penseur réformiste Mohamed Abdou dans la défense et la diffusion d’idées et de pratiques modernistes et avant-gardistes dans les sociétés arabo-musulmanes de son temps, encore très conservatrices. Le Professeur Mansour M’henni apporta un éclairage fort intéressant sur les expériences scripturaires de l’écrivain tunisien Abdelmajid El Houssi.

D’autres interventions nous ont grandement instruits sur les Arts méditerranées et les différentes et enrichissantes odyssées qu’ils ont connues à travers les âges, de l’Antiquité à nos jours. Ainsi en fut-il par exemple des exposés présentés vendredi après-midi respectivement par l’artiste Mohamed Bâati, et les chercheurs Mohieddine Ben Slimène, Saïed Taoui, Adel Ben Youssef et Boubaker Badreddine.

Les deux séances du Samedi 21 novembre ont donné lieu à des communications tout aussi brillantes : les chercheurs Néji Tabbeb, Soufiène Toumi, Afef Lemkachèr, Ridha Boussoffara et Zahia Amara se sont ainsi relayés pour parler respectivement du dialogue des cultures à travers le vocabulaire marin, de l’odyssée du thé indien jusqu’en Tunisie, de l’épave romaine de Mahdia et de l’osmose tuniso-italienne dans les domaines de la langue et de l’architecture. Après la pause, la parole fut donnée dans l’ordre à Houssème Chéchia, Anis El Qarâa, Andrea Tullio Canobbio et Boutheïna Bougraira pour conférer sur la Tunisie et l’Algérie vues par les Espagnols du début du XVIIIème siècle, sur l’interaction entre Orient et Occident dans la Tunisie du début du XXème siècle, sur les architectes italiens en Tunisie et enfin sur la migration des textes dans la création littéraire et picturale d’Antonin Artaud.

Le Gouverneur de Mahdia a ouvert les travaux de cette rencontre et le Président de l’Université de Monastir, Pr. Mahjoub Aouni les a clôturés et a invité les partenaires de l’organisation à monter un projet international sur la fabrication du pourpre, objet de la dernière communication, promettant l’appui qui convient de l’Université à ce partenariat tripartite : L’université, la délégation culturelle et la société civile.

Par ailleurs, la promesse est déjà faite par M. Ali Marmouri, le Commissaire Régional à la Culture de Mahdia: les travaux du colloque seront bientôt publiés. Très belle et très généreuse initiative que tous les organisateurs et les participants ne peuvent qu’applaudir.

                                      Badreddine BEN HENDA


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