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Chronique : Tunisie, la démocratisation en danger


Ce qui se passe au Sud de la Tunisie, surtout à Tataouine puis à Tozeur, ne manque pas de susciter l’étonnement, quand ce n’est pas franchement un sentiment de dépit ou de révolte, auprès de citoyens soucieux de voir reprendre dans notre pays, ne serait-ce que partiellement, la circulation du sang économique et la respiration oxygénée du développement.

Il ne s’agit évidemment pas là de méconnaître aux mécontents leur droit à la revendication ni de leur nier une quelconque part des injustices dont ils auraient souffert ou dont ils souffriraient encore. Il s’agit simplement d’inscrire leur mouvement dans la logique du réalisme et le moins de subjectivité possible, loin de tous les calculs et tiraillements politiques aux intérêts étriqués et aux stratégies de mobilisation suspectes.

En effet, force est de reconnaître que les discussions et négociations de l’Etat avec les mécontents d’El-Kamour, dans la région de Tataouine, par exemple, ont abouti à un résultat si concluant que la plupart des sit-inneurs en ont accepté les termes. Or voilà que, contre cette conclusion démocratiquement décidée, une minorité non seulement s’obstine à refuser l’accord, mais cherche à provoquer l’armée, chargée depuis peu de garder les sources de production de la richesse du pays, comme cela a été annoncé dans le dernier discours du président de la République.

Il semble évident alors que les motivations qui maintiennent la tension soient d’ordre strictement politique et que les citoyens engagés dans ce conflit agissent plutôt dans le cadre de ces divergences politiques que dans un autre cadre. On a vu et continue de voir qu’une divergence se joue à bras de fer entre la Présidence et certains partis politiques à représentativité minoritaire. Pour ces derniers tout est bon pour bloquer la machine, si bien que même ce qui est entrepris de façon positive, par le gouvernement par exemple, n’échappe pas à la campagne de dénigrement et même de diabolisation.

De fait, le principal enjeu est de faire chuter la légitimité électorale par ce qu’on appelle de plus en plus « la légitimité de la rue ». On se souvient que cette dernière avait dominé tous les gestes et mouvements du pays au point d’aboutir à un semblant de cacophonie et d’anarchie caractérisée. Tout le monde s’était dit alors que cela était légitime pour un temps crucial de transition. Mais maintenant, avec une nouvelle constitution, avec des élections démocratiques transparentes et réussies, continuer de plaider pour la rue contre l’Etat constituerait comme un complot contre la démocratie.

Faut-il donc aujourd’hui, encore une fois, laisser des minorités confisquer le processus démocratique pour en faire naître une nouvelle dictature. Aux citoyens tunisiens et à leurs structures représentatives de répondre à la question.

Mansour M’henni

(Publié par tunivisions.net)


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