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Chronique : Saïda Garrach un exemple à méditer


La stratégie médiatique de la présidence de la République est apparemment en révision et, dirions-nous, en phase de mise à niveau devant les aléas croissants d’une scène médiatique nationale à la croisée de tous les calculs et tous les vents. Sans doute l’attribution à Saïda Garrach de la charge de porte-parole de la Présidence, la première femme dans cette fonction en Tunisie, entre-t-elle dans cet objectif.

Loin des CV de circonstance ou de complaisance, publiés sans le moindre effort journalistique, Saïda Garrach a été on ne peut plus éloquemment définie par notre confrère Jeune Afrique (et par une femme, en l’occurrence Frida Dahmani), le 03/08/2017, comme « l’amazone de Carthage ». Sa carrière est pertinemment résumée par notre confrère, de façon à mettre en valeur une volonté de recherche de la voie appropriée pour un profil qui se cherchait, pour une femme qui se retrouve enfin dans son plein statut : « Éducatrice de 1989 à 2000, Saïda Garrach a ʺfait son droitʺ et intégré le barreau en 2003. Une carrière qui lui a permis d’accompagner son action de militante des droits humains, notamment au sein d’Amnesty International, de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) et de Juristes sans frontières. Proche du milieu syndical, elle entre en politique en 2011 en se présentant à la Constituante sur les listes du Watad, le parti de gauche panarabe conduit par Chokri Belaïd, assassiné en 2013. Elle rejoint Nidaa Tounes en 2014, en pleine préparation des législatives et de la présidentielle ».

Saïda Garrach se présente donc comme le prototype d’une citoyenneté qui ne se veut pas prisonnière des restrictions idéologiques ou corporatistes, et qui aspire plutôt à se réaliser dans la voie où sa conscience et son intelligence la conduisent en interaction avec les contraintes contextuelles et l’engagement participatif. Elle est aussi la preuve, déjà donnée partout dans le monde, que la réussite dans les médias n’est pas l’affaire d’un diplôme de la spécialité comme certains voudraient le laisser croire, cherchant à consacrer ainsi une image plutôt anachronique et peu flatteuse d’un acteur des médias, tous niveaux d’intervention confondus.

Le journalisme est d’abord une culture, aussi large que possible et en mouvement d’extension et d’approfondissement ; c’est aussi une compétence de communication et celle-ci n’est pas simplement de la parlotte ; c’est enfin une éthique véhiculant un système de valeurs pleinement au diapason de la haute idée que nous devons avoir de notre idéal d’humanité, quelles que soient les misères de l’instant présent.

En bref, le journalisme est l’affaire de tout le monde et de tous les jours : il faut seulement vouloir y réussir et, pour ce faire, il faut faire ce qu’il faut.

  Ahmed Gacem

(Publié par tunivisions.net)


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