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Chronique : Ridha Belhaj et sa théorie du complot à la 7 novembre !


Par Mansour M’henni

Mercredi dernier était le 7 novembre de cette année, rappelant à certains un 7 novembre d’il y a trente-et-un ans, qui avec une ironie anachronique, qui avec une nostalgie peu conséquente. En tout cas, ceux qui croyaient l’avoir oublié ont eu droit à un rappel souligné de la part de M. Ridha Belhaj, tout monté contre Youssef Chahed qu’il devait envier de le voir réussir là où lui avait échoué.

Rappelons d’abord que M. Belhaj n’est pas étranger au système issu du 7 novembre et qu’il avait fait l’essentiel de sa carrière comme le bras droit du principal exécutant de sa politique, en l’occurrence le Premier Ministre. Par conséquent, le terme « complot du 7 novembre » ne lui est pas assorti quand il sort de sa bouche, d’autant plus qu’il précise lui-même et souligne la conformité constitutionnelle de l’acte de transfert du pouvoir, à cette date.

De fait, discours politicard oblige, parfois sans trop de cohérence, M. Belhaj accuse Y. Chahed de trahir Béji Caïd Essebsi, faisant abstraction de la tranche de temps où lui-même s’était retourné contre le président qui l’avait implanté dans le nouveau paysage politique, avec force visibilité et influence. Aujourd’hui, il est du droit de R. Belhaj de trouver plus « rentable » et sans doute plus facile de convoiter de nouveau une place en haut de l’échelle de Nidaa Tounès ; mais quand il reproche aux autres des manières dont il a usé lui-même, qu’il ne s’étonne pas de nous voir le lui rappeler et ne pas accorder beaucoup de crédibilité à son discours.

Discours de haine

Par ailleurs, en établissant un parallèle entre le 7 novembre 1987 et le 5 novembre 2018, la date d’annonce du remaniement gouvernemental qu’il prend déjà pour un repère de son présumé complot, se rend-il compte que sa comparaison appliquerait à Béji Caïd Essebsi la règle de la sénilité et ses effets qui a été le point faible de Bourguiba à la fin de son règne, surtout que BCE est aujourd’hui âgé de dix ans de plus que n’en avait Bourguiba à la date de son « éviction ». A pousser plus loin la comparaison, on en déduirait que l’entourage du Président actuel serait comparable aussi à celui de Bourguiba dans les années 80 du siècle dernier et même à celui de Ben Ali avant son éviction en 2011, lui qui avait à cette date vingt ans de moins que l’âge de BCE aujourd’hui.

Les propos ici conduits ne sont que des déductions tirées du discours de M. Ridha Belhaj qui n’a peut-être pas assez raisonné ses dernières déclarations pour se rendre compte qu’elles nuiraient plus à l’image de son parrain qu’elles ne la serviraient.

Pour faire contre mauvaise fortune bon cœur et continuer de voir l’avenir par la lucarne de l’espoir, disons que la pratique politicarde, machiavélique de nature, autorise tous les moyens et que nous attendrons longtemps encore, tout le temps peut-être, une éthique politique commandant strictement la gestion politique des Etats et des sociétés, exclusivement soucieuse de l’intérêt général plutôt que des calculs spécifiques de certaines gens ou de quelques groupements. En attendant, pour garder les pieds sur terre avec un brin de réalisme et patriotisme, laissons le gouvernement s’affairer à la gestion des affaires de l’Etat pour ce bout de temps qu’il lui reste avant l’échéance de 2019 et appliquons-nous à réussir celle-ci avec un sens éthique de la démocratie et un souci pratique qui serve la patrie.


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