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Chronique : L’Urgence pour le pays et la restructuration du Nidaa


Par Mansour M’henni

Je suis triste comme la plupart des Tunisiens qui n’attendent de leur amour et de leur engagement pour leur patrie que le sens du devoir accompli de la façon dont ils croient devoir le faire dans le contexte et devant la situation qui se présentent. Le coup terroriste lâchement perpétré contre nos jeunes sécuritaires de la garde nationale, ici et maintenant, est de nature à nous « mettre de l’eau dans les genoux », comme dit une formule de chez nous.

J’ai donc fait le tour de plusieurs stations radiophoniques et des réseaux sociaux et cela a suffi pour me dissuader d’en parler davantage. Encore heureux que je n’aie pas regardé les télévisions ! Pour tout dire en peu de mots, je dirais, stoïquement, comme Vigny : « Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse ». Puis, je préfère chercher ailleurs les sources du malheur.

Je n’aurai sans doute pas inventé la roue si je répète, comme tout le monde, que notre pays souffre de ses formations et ses acteurs politiques, tous tournant en disque rayé, parasitant l’audition tout en prétendant la charmer. Tous chantant la beauté des châteaux en Espagne et n’osant ni en esquisser les traits dans notre pays, ni laisser d’autres le faire. Tous semblent avoir un seul complexe qui, plutôt que de stimuler leur esprit d’initiative et leur labeur d’édification, ne fait qu’inhiber le petit bout d’intelligence dont ils n’ont plus honte de se vanter ! Le complexe d’Ennahdha !!! Ennahdha par-ci, Ennahdha par-là ! Et pour Ennahdha : les chiens aboient et la caravane passe ! De fait, tous nos politiques, sans exception, ne font que la troupe qui chante la consécration d’Ennahdha et son mariage multiforme avec la Tunisie. Le Phare de la Turquie lance déjà des signaux qui ne sont plus très loin de notre barque ! Bientôt nos autres politiciens, ou la plupart d’entre eux, comprendront peut-être que toutes leurs gesticulations auront été peine perdue pour ce qui concerne le redressement du développement de la société, tous secteurs confondus. Ils se réveilleront dans le statut classique des opposants opprimés, un statut qui ne paraît pas déplaire à certains habitués. C’est à croire que notre paysage politique n’est meublé que par des comparses qui cherchent, chacun, un rôle principal dont il n’a pas les moyens.

Sincèrement, on n’arrête pas de nous blesser les oreilles par des idées de regroupements (pseudo-)démocratiques à même de réaliser un équilibre recherché avec Ennahdha ; mais rien de concret ne se fait, dans l’esprit de la cohérence nécessaire à la perduration et à l’efficacité d’une telle structure. De par ma position extérieure à toute implication partisane, j’ose le dire encore une fois, n’en déplaise à certains, un équilibrage politique passe d’abord et avant tout par l’idée d’une restructuration fondamentale de Nidaa Tounès, sur la bas des principes intellectuels et éthiques qui l’avaient fait notre dans un instant fatal et de grande faveur. Il faudrait des décennies pour qu’une telle expérience puisse se reproduire, avec des conditions et des besoins analogues. C’est pourquoi, me semble-t-il, la restructuration et la réhabilitation de Nidaa Tounès est un devoir citoyen même pour les opposants démocratiques à ce parti.

Et plutôt cela se fera, mieux cela vaudra, aussi bien pour le pays que pour la paysage politique à aspiration démocratique.

 


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