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Chronique : L’optimisme de Jaloul Ayed, à contre-courant ?


En écoutant les déclarations de l’ancien ministre des finances et expert international en la matière, Jaloul Ayed, et son analyse de la situation économique actuelle de la Tunisie, on est forcément surpris par la note d’optimisme qui se dégage de son propos : « La situation n’est pas aussi dramatique que d’aucuns nous la présentent ; avec du courage dans la prise des décisions qui se doivent et la restauration d’un climat favorable à l’investissement, on peut vraiment croire qu’il n’y a pas le feu. »

Voilà qui est dit de manière claire et concise et qui est de nature à rassurer un tant soit peu les Tunisiens dont le moral est en passe de se faire écraser par tous les discours défaitistes qui annoncent à la fois une nouvelle dévaluation du dinar et le risque même de ne pouvoir payer les salaires dans un mois ou deux. Pour Jaloul Ayed, le problème aujourd’hui n’est pas tant celui du remplacement ou de la reconduction du président du gouvernement, que celui de l’appui politique dont il faudrait pourvoir le chef du gouvernement de façon qu’il puisse prendre les décisions qu’il faut au moment qu’il faut et à pouvoir les mettre en application sans pressions ni tergiversations ni complaisances.

Il faut reconnaître qu’un tel discours est sans doute plus constructif et plus stimulant. Ce ne serait pas de ces propos qui, dès le départ, vous mettent les bâtons dans les roues, ou selon l’expression de chez nous, « vous mettent déjà l’eau dans les genoux». N’empêche qu’il ne faudrait peut-être pas diaboliser totalement les commentaires dits « catastrophistes », alors que leurs auteurs les jugent réalistes. De fait, d’un côté comme de l’autre, on a affaire aux mêmes chiffres et aux mêmes diagrammes, aux mêmes tableaux et aux mêmes courbes. La différence est dans l’interprétation et quelque part dans l’état d’esprit des gens qui lisent les chiffres et leurs représentations, voire dans leurs présupposés idéologiques.

S’il en est ainsi, pourquoi faut-il que chacune des compétences, dans le domaine, soit à crier dans son propre désert au lieu que toutes peuvent se retrouver régulièrement dans des cercles conversationnels où l’objectif commun serait de fédérer les idées autour de la voie à prendre et des actions à entreprendre pour aider notre pays à tirer son épingle de tous les jeux déterminants de son essor et du confort de ses enfants ?

Voilà bien des centres d’études et autres think tanks qui naissent un peu partout, davantage au hasard de l’évolution de certaines carrières personnelles ou de certaines cooptations de différents ordres ! Le groupe Mehdi Jomaâ, le forum Rafaâ Dkhil, le centre Taoufik Baccar, les initiatives ou tentatives personnelles des experts comme Saïdane, Ayed et Dimassi, et d’autres encore, ce n’est sûrement pas une mauvaise chose. Mais au lieu de faire de ces cadres particulièrement des lieux de spectacles médiatiques, indépendamment des vecteurs utilisés, pourquoi ne pas penser à en faire surtout un vrai consortium solidaire orienté vers une cohérence et une complémentarité pratiques au service du gouvernement, indépendamment de sa couleur politique, et donc au service d’une vision futuriste du développement national.

Malheureusement, ce qu’on constate plutôt, c’est qu’à peine une de nos compétences manifeste-t-elle un intérêt certain pour une telle vision des choses, que des voix de l’ombre nous sortent des dossiers montés de toute pièce cherchant à ternir leur image et à salir leur parcours. S’il en est, que cela soit du ressort de la justice, mais que les intentions laborieuses et participatives reprennent leur élan sur un fond sain de l’engagement patriotique et de l’éthique citoyenne.

Quant à la direction politique du pays, elle est certes souvent entrainée, de gré ou de force, dans des tractations politiques parfois pernicieuses, mais elle ne devrait jamais perdre de vue la mobilisation conversationnelle de toutes les compétences si elle veut avancer sur le chemin le moins épineux de la bonne gouvernance.

Mansour M’henni

Tunivisions.net


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