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Chronique : Le Cas d’Afek un des indices d’une crise annoncée


Deux événements ont retenu l’attention des commentateurs politiques cette fin de semaine, d’un côté les élections législatives partielles en Allemagne et de l’autre la crise au sein du parti Afek Tounès affectant ses rapports au gouvernement de l’union nationale. C’est sur ce dernier événement que nous nous attardons ici, en attendant de revenir sur le premier.

Il faut reconnaître qu’Afek Tounès semblait en ballotage depuis un certains temps déjà et l’on s’attendait à quelque chose qui le secouerait soit pour un rééquilibrage, soit pour une dégringolade accélérée. On disait qu’une façon d’être et de faire du président du parti, Yassine Brahim, était à l’origine des problèmes. On ramenait même la question, parfois un peu trop rapidement, à un conflit personnel entre lui et le ministre Mehdi Ben Gharbia dont il avait suggéré le limogeage. Aussi justifie-t-il la décision de sortie du gouvernement « par le fait que les deux partis au pouvoir Ennahdha et Nidaa Tounes ont dévié des principes de l’accord de Carthage, dans une alliance stratégique, qui ressemble plutôt à une alliance pour couvrir la corruption ».

Il devait y avoir quelque chose de ce qui se disait, même à une faible proportion, n’empêche que les raisons nous semblent plus profondes. Autrement, on mésestimerait, on insulterait même l’intelligence des autres responsables dans ce parti, qui ne sont pas des naïfs politiques et qui ne paraissent pas du genre à se laisser manipuler ou dominer par une décision individuelle.

Nous avons souvent souligné la rivalité fraternelle entre deux partis franchement libéraux, tous deux en proximité problématique avec le pouvoir en place, dans un mouvement de flux et de reflux. Ce n’est donc pas un hasard si le conflit entre Afek et le gouvernement coïncide avec le retour de l’UPL de Slim Riahi dans l’enceinte de la Convention de Carthage, en appui surtout à la Loi de finances 2018.

Tout porte à croire que c’est bien Yassine Brahim qui est dans le viseur de certaines forces politiques, quitte à faire payer la facture par tout son parti. Il était déjà mis en inconfort par le retour de Mehdi Jomaa, son concitoyen à Mahdia, une ville qui était l’un des principaux bastions d’Afek. Si l’on croit la rumeur qui paraît se concrétiser de plus en plus, selon laquelle le président d’Al-Badil serait le candidat d’Ennahdha pour les élections présidentielles de 2019, il y aurait de quoi inquiéter plus d’une figure politique de visée soulignée sur l’échéance électorale en vue. Est-ce pour cela que Yassine Brahim s’est rapproché de Mohsen Marzouk et son Machrou ? Cette proximité l’aidera-t-elle à se repositionner favorablement lors des négociations électorales futures ? Possible, mais rien de moins certain !

Quoi qu’il en soit, le risque de la dernière provocation de Y. Brahim (car ainsi paraît-elle) est qu’elle fasse long feu comme le montre l’évolution des événements, notamment la décision du président du gouvernement de refuser la demande d’exemption sollicitée par les ministres et secrétaires d’Etat d’Afek. C’est que Youssef Chahed n’est sans doute pas né de la dernière étoile et qu’il n’est pas indifférent aux calculs du futur et à l’intérêt légitime pour l’échéance de 2019.

En tout cas, ce qui semble être une crise d’Afek pourrait se confirmer comme le signe déclencheur d’une crise généralisée dans les partis politiques et d’une nouvelle reconfiguration des alliances pour la prochaine échéance électorale en 2019 dont les élections municipales de 2018 constitueraient un atelier d’épreuves préparatoires.

Mansour M’henni


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