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Houcine Bouslahi

Chronique : La grande leçon des municipales. Comment sauver un parti à la dérive


Par Houcine Bouslahi 

Nida tounes (l’Appel de la Tunisie), ce parti qu’on ne cesse de s’exposer, jour après jour, à l’autodafé, en attendant sa disparition totale, pour pouvoir pleurer par la suite la dispersion de la famille moderniste et progressiste, demeure, malgré tous les signes de l’essoufflement, malgré les dissidences et la cacophonie de son discours, ou de ses discours, la seule formation politique qui soit capable d’assurer un certain équilibre politique, faute de quoi le scénario turc, avec un parti au pouvoir pour encore une ou deux décennies, s’avère inéluctable.
J’ai quitté Nida et la vie politique avec en 2015. Aujourd’hui, je me rends à l’évidence : les corrompus ont squatté le parti. Ils deviennent les maîtres de céans. Mais ils sont coupés de la réalité du pays, ils vivent dans un autisme quasi total.
Pour rappel, ce mouvement est fondé par les rêveurs que nous étions, nous qui avions cru à la possibilité d’une Tunisie meilleure. Nous avions bravé les menaces islamistes et terroristes pour dire que la Tunisie méritait un sort meilleur. J’étais enseignant à la fac de Kairouan et j’en savais quelque chose.
Une refonte est-elle encore possible ? Oui ! En voici les conditions :
1- Que Béji annonce qu’il ne se présentera pas à la présidentielle pour un deuxième mandat.
2- Qu’il recommande au chef du gouvernement Youssef Chahed la direction de Nida, dès maintenant, en attendant son retour au parti comme une autorité morale et symbolique. Et cette initiative est à elle seule une raison suffisante pour donner à Nida Tounes un souffle nouveau.
3- Que Chahed favorise par un appel solennel, le retour des leaders fondateurs du parti en juin 2012, y compris ceux qui ont constitué des partis (les municipales ont montré qu’ils sont plutôt des crypto partis).
4- Qu’il œuvre à l’organisation d’un congrès qui puisse reconnaître une fois pour toutes les différentes sensibilités politiques qui s’accorderont sur une charte de stabilité, commune.
5- Qu’il procède à la chasse aux corrompus, au sein du parti.
6- Que les députés de Nida qui sont soupçonnés de corruption soient écartés du parti, en attendant la levée de leur immunité, et leur poursuite en justice.
7- Que le futur chef du gouvernement commence les grandes réformes selon l’accord conclu, après remaniement, dans le document de Carthage.

Ces sept conditions pourraient, à mon sens, sauver et le parti et le pays. Et c’est ainsi que l’on pourrait donner un sens au rêve collectif dont les signes d’avortement définitif commencent à faire surface.

 


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