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Chronique : Information mensongère et nuisance au pays


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Les dernières manipulations de l’information faisant état, au nom de France 24, du décès du président de la République n’auraient en définitive qu’une explication possible : c’est que des Tunisiens, à la solde, semble-t-il, ne lésinent sur rien dans leur folie du pouvoir, quitte à vendre le pays et ses citoyens ou à le pousser dans le cafouillage et même le chaos les plus préjudiciables à son avenir et à celui des générations futures ! Cela est d’autant plus plausible que l’enquête en cours a dévoilé l’implication d’un parti politique dans cette fâcheuse méprise ! Faut-il pleurer ? Faut-il en rire ? Ce qui est sûr : la Tunisie leur survivra !

Plusieurs commentateurs ont longtemps parlé de ces professionnels d’une certaine politique que l’on a vus obstinément mobilisés pour une seule cause, la leur, indépendamment de la fragilité de la situation de leur pays qui, à la faveur d’une transition démocratique souhaitée, se trouve dans des difficultés économiques et sociales compromettant la transition en question. Cela ne semble en rien les inquiéter puisqu’ils se font chichement entretenir par des employeurs aux enjeux divers et aux intentions perverses.

Qu’on ne se méprenne pas sur notre propos, il n’y a ici nul alignement sur une quelconque personnalité ou sensibilité politique, il n’y a que le souci de plaider pour un minimum d’éthique dans les jeux politiques, de façon à ne pas laisser certaines minorités compromettre l’indépendance et la stabilité du pays en cherchant à fragiliser les institutions constitutionnelles de l’Etat. Cela ne veut pas dire qu’on doive renoncer à l’opposition ou réduire les droits acquis à la liberté de presse et d’expression. Au contraire, la démocratie ne saurait se concevoir sans un esprit critique assez développé pour souligner les insuffisances et les défaillances de tout ordre et à tout niveau de la responsabilité.

Néanmoins, est non seulement immoral, mais criminel aussi, ce qui vient d’être commis à l’égard de la présidence de la République, et non du président en tant que personne, même si celui-ci aussi a ses droits comme tout citoyen et que le respect lui soit dû en tant que tel. C’est un comportement qui dénote d’une impuissance évidente à jouer le jeu de l’émulation et de la compétition politiques à force d’arguments logiques et de propositions pratiques confortant la course au pouvoir grâce à des programmes politiques et non à des pratiques malsaines, contraires à la morale et aux règles du vivre-ensemble dans une société civilisée.

Sans doute importe-t-il de souligner que cette seconde décennie du XXI° siècle, qu’on prenait pour une nouvelle entrée de notre société dans le monde d’une modernité plus évoluée, a surtout instauré le sens de l’infraction comme une preuve de liberté, celui de l’insulte comme un argument d’autorité et celui du laisser-aller comme une raison de légitimité. Malheureusement, ceux qu’on appelle « l’élite politique » ne sont pas étrangers à ce pourrissement des mœurs et des mentalités chez une partie de nos concitoyens.

Pourtant, la Tunisie nous donne tous les jours des témoignages évidents de la probité d’une autre catégorie de ses enfants : des citoyens et des responsables de toutes catégories se débattent et se sacrifient pour le meilleur des autres, pour le bien-être de tous. On ne s’en rend vraiment compte que lorsque l’un d’entre eux perd la vie de façon tragique ou certains d’entre eux sont tués de manière horrible. C’est pourquoi, il est du devoir de l’Etat de se protéger et de protéger les siens, les honnêtes citoyens, de la nuisance gratuite ou calculée de certains mercenaires de la politique. Car celle-ci a ses règles et son éthique, en dehors desquelles elle devient une forme d’arnaque.

Cependant, cette conscience d’autoprotection d’une société qui se respecte et qui aspire au développement pérenne est de la responsabilité d’une citoyenneté impliquée de façon constructive, chez les individus, dans les médias et dans la société civile. Car l’Etat, c’est en fait tous ceux-là à la fois, à côté des instances gouvernantes et des acteurs politiques de tous bords qui sont à notre port.

Mansour M’henni

(Publié dans jawharafm.net sous un autre titre)

 

 


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