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Chronique : Autour de la formation du nouveau gouvernement


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Par Mansour M’henni

 

La plupart des commentaires et des discussions, des émissions et des plateaux de télévision, ne font que répéter les mêmes questions sur le prochain gouvernement, à telle enseigne qu’on se demande si tout cela ne relève pas d’une stratégie tendant à influencer les choix et les orientations. Il semble même y avoir une certaine exaspération, tant l’attente aurait trop duré et la curiosité serait peu satisfaite, même si les délais officiels ne sont pas dépassés.

L’un des points toujours à l’ordre de l’évaluation est celui du chargé de la présidence et de la formation du gouvernement, Habib Jemli. N’est-ce pas inutile de trop s’attarder là-dessus pour l’instant ? Ne serait-il pas plus sage de laisser faire le responsable et d’attendre le résultat pour juger ? Plus même, on lui demande d’annoncer un gouvernement unificateur (ce qu’il a promis, d’ailleurs) et on trouve inutile qu’il cherche à écouter le plus de responsables et de personnalités à même d’aider à mieux orienter les choix ! On lui reproche de n’avoir pas de programme ? Est-ce que les concertations en cours ne pourraient pas aider à faire converger au moins les grands traits des orientations variées vers un programme à même d’obtenir l’aval de la majorité ?

Evidemment les jeux et les enjeux politiques crient au scandale de la supercherie qui chercherait à éluder la responsabilité de certains partis dans un éventuel échec de la stratégie du nouveau gouvernement ! Mais ne pourrions-nous pas, ne serait-ce que pour les deux ans à venir, oublier les courses politiques et les accusations réciproques pour nous concentrer sur des objectifs d’intérêt commun rassemblant toutes les volontés citoyennes pour essayer de sortir le pays de la situation catastrophique où il a sombré ?

De ce point de vue, sans chercher à voiler la réalité des chiffres et des faits, la Tunisie est dans le pire état où elle puisse être depuis son indépendance, tous les indicateurs le confirment. Essayer de convaincre du contraire relève du simple entêtement et du strabisme critique. Or pour l’évaluation objective et constructive, donc prospective, de cet état des choses, il conviendrait d’éviter la personnalisation, ni en termes dénonciateurs ni en phrases élogieuses.

Tous les gouvernements, depuis 2011, ont une part de responsabilité dans l’actuel état du pays : dans le peu qu’on pourrait considérer comme un acquis et dans le trop qui ne vaut que comme un ratage. La Tunisie a besoin d’une vraie conversation sereine pour une nouvelle politique, adaptée aux exigences de l’évolution générale dans le monde et à l’état morbide dont elle souffre. Or, pour ce faire, ce n’est pas des personnes qu’il s’agirait d’écarter du paysage, qui déjà mises à l’épreuve et qui précocement soupçonnées de l’être. Ce n’est pas non plus à ces personnes de s’entêter à se défendre, parfois de manière un peu trop criante, pouvant prêter à des interprétations suspectes.

Il y a une sagesse du fait accompli et de la réalité d’un processus en marche ou à initier. Il est de l’intérêt de la Tunisie et des Tunisiens de s’y inscrire positivement et d’œuvrer à sa conduite vers une issue heureuse, le temps que le pays se remette de son état quasi comateux, conséquent de blessures cumulées depuis neuf ans ! Après, l’arène des combats politico-politiques peut rouvrir ses portes pour les passionnés de ce genre de confrontations.


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