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Chronique : Abdelkrim Zbidi et la présidence


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Par Mansour M’henni

Le ministre de la Défense, Abdelkrim Zbidi, a toujours été favorablement perçu tant pour son franc-parler que pour son application et sa rigueur à s’acquitter des responsabilités dont il a la charge. A cela s’ajoute une certaine convivialité assez sympathique, peut-être du genre de cette « insolence juvénile » dont Macron a qualifié feu Béji Caïd Essebsi.

Je ne me souviens pas d’une quelconque campagne acharnée contre cette personnalité et même quand Moncef Marzouki, alors président provisoire, a voulu l’accuser à tort d’une quelconque complicité avec une force étrangère, la réponse du ministre de la Défense a replacé le président en exercice dans le cercle de sa combine, et c’est le ministre qui y a gagné en respect et en crédibilité. Cela, on peut encore le rappeler tant que les candidatures à la présidentielle ne sont pas encore ouvertes.

Cette vague de sympathie pour Abdelkrim Zbidi et de confiance en lui s’est accentuée déjà au temps de la maladie du président défunt, mais surtout suite à l’inhumation de ce dernier. Et c’est dans cette mouvance que l’idée est née d’inviter le ministre de la Défense à se porter candidat à la présidentielle du 15 septembre 2019. Le plus probable, c’est qu’une attente déçue et une visibilité peu éclairée quant à cette élection ont poussé une bonne partie du peuple tunisien à revendiquer une candidature à même de satisfaire, autant que possible, leur ambition. Des appels ont alors été lancés au ministre pour l’inviter à se porter candidat. Et là, les choses ont commencé à se compliquer.

En effet, certaines gens se sont aussitôt déclarés réservés, voire franchement hostiles. D’autres sont devenus de « sincères » conseillers, demandant au Monsieur d’éviter le bourbier présidentiel et ses problèmes, sans se priver cependant d’avancer d’autres noms « à fourrer dans le même bourbier ». On parla même de « Mounachada » pour établir un parallèle qui ne tient pas, comme si les citoyens, en bonne démocratie, n’avait pas le droit d’exprimer leur sollicitation d’une candidature !

Pour ce qui est de l’intéressé, c’est heureux qu’il se soit décidé à accorder à cette sollicitation l’attention qui se doit. On parle même de sa décision acquise d’entrer dans la course électorale. C’est heureux pour plusieurs raisons : d’abord pour la démocratie en épanouissement dans notre pays, mais aussi pour l’adéquation du profil du candidat, nous semble-t-il, au vu de son expérience et de la rationalité avec laquelle il a toujours assumé ses responsabilités. A titre de témoignage, comme tout autre du genre, j’ai eu à travailler avec M. Zbidi dans le cadre universitaire et je peux assurer que déjà, on ressentait en lui cette tendance à la gestion libérée des influences, répondant aux seules contraintes de la mission et de l’intérêt collectif. Un homme qui sait écouter sans se laisser manipuler, n’est-ce pas la qualité requise pour cette étape de notre histoire ?

Le peuple tunisien répondra le jour où il aura à voter.


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