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Cercle de discussion autour de la traduction de la littérature tunisienne


La traduction est une opération centrale dans le relationnel des personnes et des ensembles de personnes, déterminante parfois de la nature des rapports de communication, d’échange et d’influence, de façon à infléchir l’approche qu’on peut avoir des questions identitaires et même des questions existentielles. C’est dire qu’il est toujours opportun de repenser l’exercice de la traduction dans ses différentes implications, individuelles ou sociétales, dont la pratique de la littérature – celle-ci étant une composante fondamentale de l’être à soi et à l’Autre.

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En fait, la traduction de la littérature ne cesse de susciter les interrogations les plus variées et parfois les plus problématiques. De là la légitimité de la question autour de laquelle a tourné la rencontre initiée et conduite par l’Institut de Traduction de Tunis (alias Centre National de Traduction), le jeudi 30 mars 2017, dans l’espace consacré au ministère des Affaires culturelles pour la Foire Internationale du Livre de Tunis : « Traduire la littérature tunisienne, pour qui, pourquoi ? »

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Un public intéressé et averti a suivi cette rencontre animée par le Pr. Emérite Mansour M’henni qui a commencé par situer la problématique posée et ouvrir les pistes de réflexion qui pourraient aider à améliorer le rendement et le rayonnement de l’établissement organisateur. Après un petit mot d’accueil du Pr. Taoufik Aloui, Directeur général de l’ITT, M. Mohamed Aït Mihoub, coordinateur de l’équipe chargée de la traduction de la littérature tunisienne, a présenté ce qui a été réalisé en la matière par le Cenatra (ancien ITT). Ensuite ce fut au tour du journaliste et écrivain Kamel Riahi de jeter un regard critique sur ce patrimoine, soulignant l’importance de cet établissement et du rôle qui est le sien, regrettant cependant parfois l’aspect aléatoire et par trop discutable d’une part de ses réalisations.

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La synthèse est qu’il faut appuyer solidement cet établissement dont certains regrettent le détournement de son objet pour un établissement d’enseignement (ITT) alors que ses textes fondateurs visent particulièrement et prioritairement la production traductrice tout en attribuant à la formation (et non l’enseignement) une place et une fonction complémentaires.

Il est suggéré également d’ouvrir les commissions, en plus des universitaires, aux créateurs dont la contribution apporterait une plus-value au produit fini.

La question du public cible et de la distribution a été débattue avec beaucoup d’insistance pour appeler à une stratégie internationale de partenariat, de coopération et de médiatisation.

Un traitement spécifique devrait accompagner la traduction de la littérature tunisienne en langues étrangères, ainsi que les œuvres d’écrivains en langue arabe publiant à l’étranger. L’idée de créer une équipe de traduction de la littérature de jeunesse a été lancée à l’attention des responsables qui ont promis de l’étudier (Le Secrétaire général aussi était de la partie).

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En conclusion, après avoir précisé qu’il ne s’agissait pas dans cette rencontre d’un jugement ou même d’une évaluation du travail louable des prédécesseurs, le Directeur général a exprimé l’intention de son équipe d’œuvrer au développement des moyens et de la gestion de façon à donner une impulsion nouvelle à l’établissement, dans la rationalité et le réalisme qui conviennent, mais aussi avec l’ambition et la volonté qui se doivent.

A.G.


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