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B.Ben Henda300

Billet: L’enseignement, cette noble profession ! Par B.B.H.


Aujourd’hui, j’ai plus de trente ans dans l’enseignement (entre secondaire et supérieur). Je peux dire, sans risque d’être contesté, que durant ces décennies, nombreux sont les souvenirs que je garde des enseignants flemmards, et capricieux par-dessus cela. Un bon nombre de mes collègues n’ont jamais accompli leurs années de roulement, n’ont jamais exercé loin de « leur » ville, ni même de leur quartier. D’autres « privilégiés » ont eu la chance inouïe de ne travailler qu’à Tunis, entendez dans les établissements les plus cotés de la capitale, sinon dans les lycées et les facultés tunisois les plus proches de chez eux. Pendant ce temps, des dizaines de milliers de leurs collègues, non moins bardés de diplômes, ni moins compétents, sillonnaient le pays de long en large et ce, sans se plaindre ni recourir aux responsables haut placés pour bénéficier d’une mutation avantageuse. Il paraît, d’après certaines langues qualifiées habituellement de « malveillantes», que le syndicat lui-même prenait (et prend encore) part à ce jeu des faveurs et des passe-droits en en faisant profiter ses « amis » des deux sexes, et quelques « camarades » très serviables.

L’autre jour, une « collègue » exerçant en plein centre de Tunis demandait sa mutation dans un établissement voisin situé à seulement quelques dizaines de mètres du premier. Une autre « confrère » tenait à rentrer dans « sa » banlieue pour être plus proche de la grande famille. Et le comble, c’est qu’elles ont eu « gain de cause », à la fin. Des cas semblables sont légion sous nos latitudes. On aurait facilement pardonné de tels « caprices » s’ils étaient motivés par un quelconque impératif d’ordre académique ou bien par une raison de force majeure en rapport avec la santé du candidat ou avec sa situation familiale. C’est très rarement le cas, hélas ! Dans d’autres dossiers, le demandeur de mutation n’a exercé qu’une seule année dans l’établissement qu’il veut quitter, après quoi il se constitue un douteux dossier médical qui, le plus souvent, finit par être payant. Après cela, ce sont de tels fonctionnaires de l’Etat qui clament haut et fort leur patriotisme et leur militantisme en faveur de la démocratie et de la justice en Tunisie.

Pour finir, je voudrais raconter l’histoire d’une collègue très snob, qui travaillait à deux pas de chez elle, mais qui daignait rarement se rendre à la salle des professeurs de son lycée, et qui, de ce fait, ignorait la quasi-totalité des noms des autres professeurs. Un jour, par miracle, cette collègue se rendit à la salle des professeurs et accepta de discuter avec l’un de ses collègues à propos du niveau de leurs élèves communs. Je m’approchai d’eux et demandai à la dame ce qu’elle pensait de l’élève G. K. Alors, elle hésita un instant puis se répandit en reproches sur l’assiduité et l’application de celui-ci. En fait, G. K. n’était autre que le collègue avec lequel elle discutait avant mon irruption !

Badreddine BEN HENDA


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